Quand revendre son appartement neuf ?

Revendre un bien immobilier peut être nécessaire lorsque l’on veut changer de vie, acheter un autre bien ou que l’on doit faire face à des difficultés financières. Mais dans le cadre de la possession d’un appartement neuf, quand est-il réellement judicieux de le revendre ?

Quel est le bon moment pour revendre un appartement neuf ?


Généralement, on dit que pour revendre un appartement neuf, il vaut mieux patienter au moins 6 ans. Plusieurs raisons expliquent cela.

Tout d’abord, avant ces fameuses 6 années, il est peu probable que vous ayez amorti les dépenses que vous avez engrangées en achetant dans le neuf, notamment les intérêts d’emprunt de votre crédit immobilier et les frais de notaire, si vous avez fait un apport.

Également, si vous avez acheté un logement neuf via un dispositif fiscal comme la loi Pinel, vous vous êtes engagé à le louer au moins 6 ans. Si vous rompez ce contrat passé avec votre service des impôts alors que l’échéance n’est pas arrivée, alors vous devrez leur rembourser les sommes que vous avez économisées lors de votre location en loi Pinel.

Prenez également en compte le cours actuel de l’immobilier : certaines années peuvent être moins intéressantes pour la vente d’un bien immobilier par rapport à d’autres.

Cependant, notez qu’un bien immobilier est considéré comme neuf pendant les 5 ans qui suivent sa construction et donc être plus cher sur le marché qu’un bien ancien. N’hésitez pas à faire des calculs, accompagné d’un spécialiste pour savoir quel est le meilleur moment pour revendre.

Si vous avez investi dans le neuf via la loi Censi-Bouvard, alors vous vous êtes engagé à louer pendant au moins 9 ans votre logement. Vous ne pourrez donc pas le revendre avant.


A quel prix puis-je revendre mon appartement neuf ?

Pour estimer le prix de votre bien immobilier neuf, vous pouvez vous faire accompagner par un professionnel (agent immobilier, notaire) ou faire vous-même vos calculs en prenant en compte :

Les prix pratiqués dans la zone géographique dans laquelle se trouve votre bien.
La manière dont est considéré votre bien : est-il encore considéré comme neuf (moins de 5 ans) ou comme ancien ?
Le coût de votre crédit immobilier (intérêts, frais de dossier…)
L’apport que vous avez amené.
Ce que vous avez payé en assurance emprunteur.
L’imposition sur la plus-value immobilière (nous allons en parler juste dans le paragraphe ci-dessous).
Le prix des diagnostics immobiliers que vous avez payé (DPE, ERP…)
Les frais de mutation de propriété.
En calculant cela, vous allez pouvoir avoir un montant approximatif de ce que pourra vous rapporter cette revente par rapport à vos frais engendrés.

Si vous réalisez que vous ne faites pas de plus-value ou que vous pourriez vendre à perte, peut-être devrez-vous attendre un peu avant de revendre.


Qu’en est-il de la taxation sur la plus-value immobilière ?

Faire une plus-value immobilière, c’est lorsque vous revendez plus cher un appartement que ce que vous ne l’avez acheté à la base.
Dans certains cas, cette plus-value (donc la différence entre le prix d’achat et le prix de revente) est taxée.
S’il s’agit de votre résidence principale, la revente n’entraîne pas de taxe sur cette différence, quelle qu’elle soit.
Dans le cas où vous avez acheté votre résidence secondaire ou réalisé un investissement locatif, vous serez taxé à 19 % sur l’impôt sur le revenu et à 17,2 % au titre de prélèvement sociaux sur la plus-value réalisée.

A partir de 6 année de détention de votre logement, vous bénéficierez d’un abattement sur ces taxations.


 
Source : Se loger neuf