Crédit immobilier : un apport personnel en baisse en 2026 grâce au recul des taux

Crédit immobilier : un apport personnel en baisse en 2026 grâce au recul des taux

La baisse des taux observée ces derniers mois continue de soutenir le marché immobilier en 2026. Elle a permis aux acquéreurs de réduire l’effort d’épargne nécessaire pour concrétiser leur projet.

L’apport personnel moyen demandé s’établit désormais autour de 52 000 euros, soit environ 17 % du budget total de l’opération, contre 59 000 euros (22 %) deux ans auparavant, selon une étude conjointe de Leboncoin Immo et du courtier Meilleurtaux.

Le mécanisme est simple : lorsque les taux diminuent, le besoin d’apport est moins important. À l’inverse, lorsque les taux augmentent et que les revenus ne progressent pas au même rythme, l’apport sert de variable d’ajustement pour sécuriser le financement.

Des primo-accédants largement représentés

Les primo-accédants constituent toujours la majorité des profils financés, représentant près de 70 % des dossiers.
Parmi eux, 31 % ont moins de 30 ans et près de 70 % ont moins de 40 ans, ce qui confirme le retour progressif des jeunes ménages sur le marché.

Le montant moyen des prêts s’élève à 246 000 euros, pour une durée d’emprunt légèrement supérieure à 22 ans.
Les ménages ayant obtenu leur financement disposent d’un revenu mensuel moyen de 5 276 euros.

Des écarts marqués selon les villes

Le niveau d’apport reste cependant très variable selon les territoires.

En 2026, il atteint en moyenne :

  • 132 000 euros à Paris

  • 100 900 euros à Lyon

  • Près de 70 000 euros à Aix, Bordeaux, Caen, Marseille, Nice, Rennes et Toulouse

Dans ces villes, l’apport représente souvent plus d’un an de revenus moyens.

Pour un couple sans enfant disposant d’un revenu médian de 4 245 euros par mois, l’apport nécessaire correspond en moyenne à 10 mois de revenus.

Pour une personne célibataire, l’effort est plus important : environ 15 mois de salaire, soit près de 32 000 euros. À Aix, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Rennes ou Strasbourg, l’apport peut représenter plus de deux années de revenus.

Des taux qui devraient rester stables

Les perspectives pour les prochains trimestres restent relativement mesurées. Les taux devraient se maintenir autour de 3,5 %, avec la possibilité d’une légère remontée vers 4 % dans un contexte d’instabilité politique ou budgétaire.

Il convient toutefois de rappeler que des taux compris entre 3 % et 3,5 % correspondent à la moyenne observée sur les vingt dernières années. Les taux proches de 1 % enregistrés avant la crise sanitaire constituaient une situation exceptionnelle.

Un marché qui s’équilibre progressivement

Face à des prix immobiliers toujours élevés et à des mensualités parfois importantes, les ménages disposent de plusieurs leviers :

  • allonger la durée du crédit (notamment pour les profils les plus jeunes),

  • ajuster la surface ou la localisation,

  • ou augmenter l’apport.

En 2026, la stabilisation des taux et la baisse progressive de l’apport moyen constituent néanmoins des signaux encourageants. Le marché retrouve progressivement un fonctionnement plus équilibré, offrant davantage de visibilité aux acquéreurs.

Contactez-nous pour bénéficier de notre expertise et transformer votre projet en réalité dans les meilleures conditions.