Palmarès des villes où investir dans l’immobilier en 2020

Après avoir passé au crible cinquante villes françaises à l’aide de nombreux critères: prix, dynamisme économique, démographique, population étudiante, revenus disponibles… découvrez celles où acheter un logement devrait être le plus rentable à moyen terme et pourquoi.
 
La pierre est une valeur sûre. Pour préparer sa retraite ou pour se constituer un patrimoine, l’immobilier reste un des placements préférés des Français. Mais une fois la décision prise d’investir dans le neuf ou dans l’ancien, se pose la question fondamentale de l’emplacement. Où investir? Dans quelle ville? Pour vous aider, Le Figaro Immobilier a élaboré un palmarès en prenant en compte des données économiques et des critères immobiliers. Un tableau de bord qui vous permet de comparer le dynamisme des grandes villes françaises et leur attractivité immobilière. Ce classement s’appuit sur des indicateurs économiques comme l’évolution de la démographie, l’emploi, l’importance et le dynamisme de la demande étudiante, mais aussi sur des critères immobiliers (prix moyens d’acquisition dans l’ancien, dans le neuf, prix des loyers d’un studio, d’un deux-pièces, part des investisseurs dans le neuf). Nous avons ajouté des critères de rendement brut, du niveau des taxes locales et de revenus disponibles par ménage.
 
Pour cette édition 2019, nous avons élargi notre palmarès avec des classements spécifiques: pour le neuf, pour l’ancien, mais aussi pour des villes éligibles au nouveau dispositif d’investissement Denormandie. Et un classement général passe au crible 50 des plus grandes villes de France. Chacun peut affiner ses critères en fonction de ses intérêts et se constituer une échelle de valeurs à la carte.
 
Le classement
 
Cette année, c’est Toulouse qui arrive en tête du classement général. Déjà dans le top 10 en 2018, la Ville rose s’impose cette fois-ci. Forte poussée démographique, afflux des étudiants, dynamisme économique, développement des transports… Toulouse a de solides atouts pour l’investisseur et des critères immobiliers de premier plan: résistance des prix (2 600 €/m² en moyenne selon les notaires) pour une grande ville, forte demande locative et des projets urbains porteurs. Lyon, carrefour stratégique entre mer et montagne, et Nantes, qui bénéficie de l’attractivité de l’arc atlantique, figurent aussi sur le podium. Ce qui n’est plus le cas de Bordeaux.
 
Victime de son succès, la commune de la Gironde se place en 6e position alors qu’elle était régulièrement dans le top 3 annuel. En dépit d’un récent ralentissement, la flambée des prix (près de 30 % de hausse en trois ans et des valeurs multipliées par deux en 10 ans) doit tempérer «l’appétit» des investisseurs même si la métropole bordelaise poursuit sa mue et dispose de nombreux atouts culturels et d’un cadre de vie régulièrement plébiscité. Même phénomène pour Paris, dont les prix ne cessent de progresser (+ 6, 4 % en un an, + 20 % sur 5 ans, à près de 10 000 €/m2 pour un appartement en moyenne).
 
Parmi les villes aux solides fondamentaux: Montpellier (4e), Lille (5e), Rennes (7e) disposent de toutes les qualités pour investir. Nouveauté, Dijon intègre le top 10 et se classe 8e. La capitale de la Bourgogne fait partie de ces villes «bon marché» (à moins de 2 000 €/m²) qui se lancent dans d’importants aménagements urbains (15 000 nouveaux logements à l’horizon 2030, future cité de la gastronomie et du vin en 2021, projet OnDijon de métropole intelligente et connectée…), et qu’il faut suivre.
 
Investir dans la pierre, un vrai projet
 

Tandis que les prix progressent toujours dans la plupart des grandes villes sur fond de taux de crédits immobiliers records (1,29 % en moyenne, toutes durées confondues, selon l’Observatoire Crédit Logement), investir dans la pierre a du sens pour qui désire un complément de revenus ou préparer sa retraite. Ce n’est pas une raison pour investir les yeux fermés. Il faut toujours privilégier l’emplacement, évaluer la qualité du bâti et étudier le marché local à la loupe. Dans une même ville, il existe souvent de fortes disparités selon les types de biens, les quartiers, voire les rues. L’important est de bien préparer son projet en amont, tout en mesurant les conséquences en cas de revente. Quelle que soit votre stratégie (recherche de rendement immédiat ou placement à moyen, long terme), gardez toujours en tête que vous n’achetez pas un produit, mais un logement.

source : "le figaro éco"